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Bon Légères traces d’usure sur la couverture. Edition 2002.3,19 €
À propos
Si les deux grands courants de la pensée chinoise sont le confucianisme et le taoïsme, ils ne peuvent toutefois occulter l'apport d'autres doctrines y compris de provenance étrangère. C'est le cas du bouddhisme, assimilé au cours des siècles par la civilisation chinoise. On peut toutefois affirmer qu'il n'existe pas en Chine de religion à proprement parler mais plutôt un syncrétisme religieux associé à des doctrines philosophiques spécifiques à cette civilisation.
Confucius et le confucianisme
Originaire de l'État de Lu, à l'époque des Royaumes combattants, Kong Zi parcourt le pays, essayant de conseiller les rois des différents États qui se partagent alors la Chine. N'obtenant aucun résultat, il retourne dans son pays et y ouvre une école.
Philosophe des relations sociales harmonieuses, Confucius prône l'ordre et la paix dans une société où domine la confusion. Défenseur de la justice sociale dans une société féodale, il tente de changer les mentalités par l'enseignement de valeurs telles que le respect des individus. Il s'exprime également pour l'éducation généralisée et souhaite voir confier la gestion des affaires d'État à des individus intellectuellement qualifiés.
Selon Confucius, un bon gouvernement est fondé sur le respect des êtres : c'est le principe de l'humanisme, ren, qui prévaut. De même, les êtres humains sont, selon lui, régis par une hiérarchie et doivent obéir à des rites. Enfin, l'objectif de tout homme doit être de devenir un junzi, c'est-à-dire un homme honnête, instruit et policé.
Rationnel, Confucius est opposé aux superstitions.
Symbole de l'attitude collective chinoise, du pragmatisme et de l'ordre, le confucianisme devient la doctrine officielle sous les Han (IIe siècle av. J.-C.) et se transforme en religion d'État au Ier siècle de notre ère. Un culte est rendu à Confucius. Parmi ses disciples, le plus célèbre est Mengzi (Mencius), un sage du IVe siècle avant notre ère, mais bien d'autres penseurs se sont inspirés de ses propos.
Sous le régime communiste de Mao Tsé-toung, Confucius et sa doctrine, accusés de bien des maux dont souffre la société chinoise, sont voués aux enfers. Un retour en grâce a lieu dans les années 1980. Entre temps, sa pensée a influencé les sociétés de presque toute l'Asie de l'Est et du Sud-Est.
Le taoïsme
Les taoïstes se réfèrent moins à un maître qu'à un but : atteindre le Dao, principe régulateur de l'Univers. Traduit par voie ou encore ordre de la nature, le Dao est en quelque sorte l'affirmation d'une unité de la nature ainsi énoncée : «le Dao donna naissance à l'Un. L'Un donna naissance aux Deux. Les Deux donnèrent naissance aux Trois. Les Trois donnèrent naissance aux dix mille êtres». Le taoïsme prend sa source du côté des chamans et magiciens. Sur un arrière-fond religieux et philosophique, il inclut bon nombre d'éléments de magie.
Volontairement en retrait de la société humaine, les taoïstes s'attachent à observer la nature et ses éléments. Leurs observations s'accompagnent d'expérimentations, de travaux manuels et de pratiques d'alchimie. À la base de l'élaboration de la science chinoise, le Taoïsme a contribué à la création d'un naturalisme scientifique.
Versés dans la recherche de l'immortalité, les taoïstes pratiquent des exercices respiratoires, mouvements gymniques et techniques sexuelles appropriées.
La notion fondamentale chez les taoïstes de «non agir» ou Wuwel, s'exerce par l'action spontanée, en laissant l'harmonie naturelle suivre son cours. Le non agir mène à l'unité originelle et permet d'atteindre le Dao.
Parmi les nombreux sages taoïstes, deux d'entre eux sont particulièrement célèbres : Laozi et Zhuangzi. Le Daodejing, livre de la voie et de la vertu, attribué à Laozi, est le livre chinois le plus traduit dans les langues occidentales. Recueil de maximes et d'aphorismes, il côtoie un autre ouvrage de référence, le Zhuangzi, datant du IIIe siècle avant J.-C.
Déconsidérés par les confucianistes en raison de leurs refus de s'impliquer dans les affaires des Royaumes, et pour leurs superstitions, les taoïstes restent les adversaires principaux des confucianistes, à l'exception de courtes périodes où les deux courants ont pu collaborer à des travaux communs. Tout dans leurs approches semble les opposer, si bien qu'on a pu caractériser le confucianisme d'énergie Yang, de par un souci d'organisation et de domination, et les taoïstes d'énergie Yin, en raison de leur approche réceptive, féminine et libre de toute théorie.
Au IIIe siècle de notre ère, le taoïsme devient une religion, des temples sont construits. L'influence de cette doctrine sera forte, notamment via les sociétés secrètes qui jalonnent l'histoire politique et sociale de la Chine. Souvent discrédité dans son pays d'origine, le taoïsme connaît un engouement récent dans les sociétés occidentales contemporaines.
La pensée bouddhiste
Les premiers bouddhistes font leur apparition en Chine à partir du milieu du Ier siècle de notre ère. Née en Inde, la doctrine et religion bouddhiste pénètre en Chine du Nord par la route des oasis et en Chine du Sud par la voie des mers. L'assimilation a lieu entre les IIe siècle et Ve siècle. Le VIe siècle voit le développement du bouddhisme Chan et du bouddhisme tantrique qui rejoint, par certains côtés, la mystique taoïste. De nombreux textes sont traduits. Une ferveur religieuse se propage, qui influence profondément l'art, à travers la peinture, les fresques, l'architecture et la sculpture. C'est l'époque des grands sanctuaires creusés dans les falaises et des bouddhas géants sculptés, comme en attestent les sites de Datong, au Shanxi et de Luoyang au Henan, ou encore les grottes de Dunhuang.
Des pèlerins prennent la route de l'Inde et de l'Asie centrale. Parmi eux, le moine Xuanzang, au VIIe siècle, passe douze années en Inde d'où il rapporte de nombreux ouvrages. Son voyage a inspiré le célèbre roman Xiyouji, «le Voyage en Occident».
L'an 843 marque un coup d'arrêt à cette religion qui fait l'objet d'une grande proscription durant deux ans. Les biens des temples sont confisqués, de nombreux sites saccagés. Le bouddhisme ne connaîtra plus jamais une telle force en Chine, malgré un regain d'intérêt, entre le XIe et le XIIe siècle, sous le règne de la pensée néo-confucianiste.
Les conceptions bouddhistes sont en accord avec la pensée chinoise relative à la notion de changement et à la conviction que l'espace et le temps sont infinis. De plus, le bouddhisme introduit en Chine le concept de rétribution des actes ou doctrine du karma, la croyance aux renaissances animales, aux effets magiques de répétition de formules, ainsi que la vertu de compassion.
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Auteur(s)Hervé Golliard
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EditeurAedis
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Année2003
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Date de sortie01/01/2003
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FormatBroché
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Pages8
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LangueFrançais
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Type de produitLivre
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ISBN-102842591941
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EAN9782842591946
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RéférenceE-509-177
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